On the road again !
C'est ici que démarre réellement notre Road Trip, sur la mythique route 66 qui nous mènera tout droit vers Las Vegas d'ici une semaine.
Jusque là nous aurons encore l'occasion de découvrir un bon millier de ces merveilles qui longent les routes des Etats-Unis.
Ce matin nous quittions donc Anaheim et les parcs d'attractions pour la route 66 et ses parcs... naturels.
Cette journée aura donc été une journée de transfert entre Los Angeles et le grand Canyon avec deux étapes : Calico Ghost Town et le célèbre Bagdad Café.
Calico Ghost Town est un village minier bâti en 1881 et qui comptait, quelques années plus tard 1200 habitants avant d'être complètement abandonné, en 1907, après la chute du prix du Borax.
Toute la ville de Calico, aujourd'hui quasiment disparue, à été reconstituée en 1950 a l'exception de quelques immeubles encore d'origine.
Très touristique, l'endroit permet de se faire une bonne idée de ce qu'était une ville du far West à la fin du 19ieme siècle.
Calico Ghost Town visité nous reprenons la route sous un soleil de plomb en direction du Bagdad Café, film éponyme des années 80.
Nous prenons quelques photos à l'extérieur, quelques vestiges sont entreposés ça et là, deux caravanes, un vieux motel désaffecté et le vieux château d'eau de l'affiche du film qui est démantelé un peu plus loin.
Pas de doute, nous sommes au bon endroit, l'ambiance du film est exactement celle du lieu.
Nous poussons la porte pour y manger un bout, l'addition n'y est, à priori, pas très élevée.
Là nous découvrons un café typique mais un peu particulier, tout les murs sont recouvert des photos, mots et souvenirs laissés par les visiteurs.
Nous nous installons dans un coin et commandons.
La patronne s'agite au téléphone puis un car de touriste français débarque.
La vielle dame se jette sur son juke box pour lancer la bande originale du film « A desert road from Vegas to nowhere, some place better than where you're been... »
Les touristes entrent, accueillis par les quelques mots en français que connaît la propriétaire, ils prennent quelques photos, quelques consommations, achètent une carte postale, un tshirt, la patronne est au petit soin, souriante.
Nous terminons notre hamburger, dans notre coin, très amusés par l'agitation du café.
Puis le calme revient avant l'arrivée d'un second puis d'un troisième bus.
Nous sommes impressionnés par le business qu'a réussi à monter cette vieille dame, surfant sur la vague du succès d'un film vieux de plus de vingt an.
Bagdad Café c'est l'histoire d'un vieux café abandonné dans lequel plus personne ne s’arrête, le long de la route 66. Abandonné jusqu'à l'arrivée d'une femme qui y monte un petit cabaret pour y attirer du monde.
La réalité n'est finalement pas si lointaine, un café abandonné le long de la route 66, aujourd'hui seul établissement ouvert à des km à la ronde.
Nous demandons alors au cuistot si c'est tout les jours comme ça et il nous répond, avec un petit haussement d'épaules « Tout les jours, de tout les ans ».
Emportés par l'ambiance du lieu nous ne résistons pas à l'envie de laisser un mot dans le livre d'or et de poser au côtés d'Andrea, cette bonne femme dynamique et souriante qu'est la patronne du Bagdad Café. Encore une belle rencontre.
Des étoiles plein les yeux nous reprenons la route en compagnie des gros camions américains et des nombreux convois de trains aussi longs que des autoroutes.
Un dernier arrêt de long de la route pour admirer le soleil se coucher sur ce qui annonce la présence proche du grand Canyon et nous arrivons enfin à Kingman pour y passer la nuit avant de reprendre la route, demain, vers le Grand Canyon.